Les quotas d’immigration en Andorre : nouvelles données et évolution du modèle migratoire
Analyse des nouvelles quotas d’immigration en Andorre : résidence indépendante, résidence passive et permis de travail, avec contexte et évolution récente du modèle migratoire.

Temps de lecture : 5–6 minutes
Le 13 mars 2026, le Gouvernement d’Andorre a approuvé plusieurs décrets fixant ou élargissant les quotas d’autorisations d’immigration pour différentes catégories de résidence.
Ces quotas déterminent le nombre maximal de permis pouvant être accordés dans chaque régime migratoire. Voici les chiffres actuellement en vigueur.
Résidence et travail pour compte propre
Le décret 75/2026 fixe un quota global de 200 autorisations de résidence et de travail pour compte propre.
Ce contingent est réparti de la manière suivante :
- 30 autorisations pour les professions libérales (hors médecins)
- 20 autorisations pour les médecins inscrits au Collège des médecins d’Andorre
- 150 autorisations pour d’autres activités indépendantes
Ce type d’autorisation concerne généralement :
- les entrepreneurs qui créent une entreprise dans le pays
- les associés d’une société andorrane
- les professionnels indépendants
Les autorisations sont accordées selon l’ordre chronologique de dépôt des demandes.
Découvrez davantage sur ce type de résidence dans l’article Résidence pour compte propre en Andorre : conditions, avantages et fiscalité réelle
Résidence sans activité professionnelle (résidence passive)
Le décret 74/2026 établit un quota total de 200 autorisations de résidence sans activité lucrative.
La répartition est la suivante :
- 163 autorisations de résidence sans activité lucrative
- 10 pour les professionnels à projection internationale
- 17 pour des raisons scientifiques, culturelles ou sportives
- 10 pour l’admission dans des centres médicaux ou gériatriques
Ce type de résidence s’adresse principalement aux personnes qui ne exercent pas d’activité professionnelle dans le pays, mais qui disposent de ressources économiques suffisantes.
Pour en savoir plus, consultez l’article Résidence passive en Andorre : évolution, conditions et changements législatifs
Résidence et travail salarié et travail frontalier
En ce qui concerne les autorisations liées au marché du travail, le règlement adopté en septembre 2025 avait initialement prévu :
- 702 autorisations de résidence et de travail
- 198 autorisations de travail frontalier
Soit un total de 900 permis, ce contingent ayant toutefois été épuisé avant la fin de la période prévue.
Pour cette raison, le Gouvernement a approuvé en mars 2026 une extension du contingent permettant d’accorder :
- 135 autorisations supplémentaires de résidence et de travail
- 15 autorisations supplémentaires de travail frontalier
Soit 150 autorisations supplémentaires.
Cette extension concerne principalement des professions stratégiques, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et certaines professions qualifiées.

Le système de quotas dans la politique migratoire andorrane
Le système de quotas n’est pas nouveau. La législation sur l’immigration en Andorre permet au Gouvernement de fixer périodiquement le nombre maximal d’autorisations en fonction des besoins du pays.
Ce mécanisme répond à plusieurs objectifs :
- ajuster la croissance démographique
- adapter l’entrée de travailleurs aux besoins du marché du travail
- préserver l’équilibre entre la population résidente et les ressources disponibles (logement, eau, électricité)
Les autorisations sont généralement accordées selon l’ordre chronologique des demandes, avec une priorité qui favorise souvent :
- les ressortissants d’États ayant signé des accords avec Andorre (comme l’Espagne ou la France)
- les ressortissants de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen
Évolution récente : un modèle de plus en plus sélectif
Au cours des deux dernières décennies, Andorre a progressivement transformé son modèle migratoire.
Durant les premières années d’ouverture économique, le pays a choisi d’attirer investissements, talents et nouveaux résidents comme moteur de croissance.
Avec le temps, l’augmentation de la population résidente et la pression exercée sur certaines ressources — notamment le logement — ont conduit le Gouvernement à mettre en place des mécanismes de contrôle plus stricts.
Cette évolution se reflète dans plusieurs réformes récentes, notamment :
- la Loi 5/2025, orientée vers une croissance durable et le droit au logement
- la Loi 2/2026, qui consolide diverses mesures adoptées ces dernières années
Dans ce contexte, les quotas migratoires sont devenus un outil central pour réguler le rythme d’arrivée de nouveaux résidents.
Vous pouvez approfondir le contexte historique dans l’article Évolutions de l’immigration et de l’investissement étranger en Andorre : vers un modèle plus restrictif.
Un instrument pour moduler la croissance du pays
Dans l’ensemble, le système de quotas permet au Gouvernement de moduler la croissance démographique et économique du pays.
L’objectif n’est pas d’empêcher l’arrivée de nouveaux résidents, mais de garantir que cette croissance reste compatible avec :
- la capacité du marché immobilier. Vous pouvez consulter l’article Le marché immobilier andorran (2019–2025) : prix, constructions neuves et accès au logement pour comprendre son évolution.
- les infrastructures du pays
- l’équilibre du marché du travail
Pour les professionnels, entrepreneurs ou investisseurs envisageant de s’installer en Principauté, ce système implique que la planification et l’anticipation deviennent de plus en plus importantes.
Les quotas sont limités et, dans de nombreux cas, ils s’épuisent relativement rapidement.
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Dernière révision : mars 2026

Technical Author: Albert Contel



